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Des pierres de légende

Mis à jour : oct. 11

La Normandie fait partie de ces territoires jonchés de menhirs et dolmens chargés de mythes et croyances, comme j'en ai déjà parlé avec la Pierre Tournante ou encore La Pierre Grise. Aujourd'hui, nous partons pour un road-trip dans l'Orne, territoire des chevaux de par ses très nombreux haras qui n'est pas sans nous rappeler le Rohan de J. R. R Tolkien (qui signifie « Marche du cheval » en rohirrique et « Pays du cheval » en sindarin) grâce à ses reliefs si rares en Normandie et ses prairies aux herbes luxuriantes, et ce ne sont pas les adeptes de fantasy, pour qui si la Terre du Milieu était notre monde situeraient le Rohan en France, qui me contrediraient.


La Pierre levée des fées



Notre vadrouille démarre à Silly-En-Gouffern - non loin de la rivière de l'Ure et à la lisière de la Forêt de Gouffern - avec une grande pierre parsemée d'excavations qui date du Néolithique (âgée d'environ 5000 ans). Il s'agit d'un menhir imposant de plus de 5m de haut et presque tout autant de large pour un poids de 8 tonnes, et la légende raconte que les trous creusés sur sa face nord sont des empreintes des doigts de fée et qu'il aurait été déposé là par un géant. A l'origine, cette pierre faisait partie intégrante d'un dolmen et les archives racontent que de très nombreux crânes de loups étaient retrouvés à son pied. Tout comme sa cousine la Pierre Tournante de Caudebec-en-Caux, la Pierre levée tournerait sur elle-même au solstice d'hiver pour dévoiler son trésor dont vous n'aurez accès que si vous êtes l'ami des fées.


Veuillez noter que la Pierre levée est située sur une propriété privée bien que visible depuis la route. Il convient de demander la permission aux résidents pour l'approcher et la prendre en photo !



La Pierre des Bignes



Aux confins de la Suisse normande, nous poursuivons notre périple jusqu'à la Pierre des Bignes, un complexe mégalithique qui doit son nom au patois bigne signifiant bosse, qui était autrefois un véritable dolmen sous tumulus dont deux des trois chambres furent détruites après des travaux agricoles. Avec plus de 3m de long et presque autant de large, cette table de granit était autrefois connue pour être un autel à sacrifices. La légende veut qu'elle soit gardée par un gobelin qui protégerait son trésor, l'édifice fut pillé de nombreuses fois au fil des années et on retrouva même divers ossements d'humains et d'animaux.



L'Allée Couverte de la Bertinière




Une pierre esseulée, un dolmen, et maintenant il est temps de vous présenter le troisième type de constructions druidiques de grès : l'allée couverte. Celle-ci, longue de presque 15m, est située à La Sauvagère (nom lié à la sylve) non loin des Forêts d'Andaine, haut lieu des fées normandes notamment de la chasseresse Diane du Bois ou encore de la nymphe à l'onde claire et à la chevelure d'or. Ces dernières auront vite considéré l'Allée comme un abri approprié pour se reposer puisque cet édifice est également appelée La Grotte aux Fées.


Bien que l'on retrouva des vestiges de poterie, de pierres calcinées et peut-être même de squelette, ce lieu supposé maléfique tire sa plus grande réputation de l'histoire d'un homme y ayant déterré des haches de bronze et condamné à mourir dans l'année. Pour contrer le mauvais sort, il se dépêcha de vendre les haches et survécut alors. D'après les légendes locales, cette allée serait habitée par des nains, des lièvres géants et des jackalopes.


D'autres encore racontent l'histoire d'un pauvre fermier au cœur pur, désespéré de pouvoir labourer ses champs alors qu'il n'avait pas de bêtes pour tirer la charrue. Il s'en vint quérir l'aide des fées de l'Allée Couverte de la Bertinière qui, généreuses, lui fournirent deux gros bœufs au lendemain suivant.


Suivez-nous dans la seconde étape de notre road-trip dans l'Orne avec le Château de Domfront !

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